Une délégation de la Cour des comptes de la République démocratique du Congo, conduite par son Premier président, Jimmy MUNGANGA NGWAKA, participe aux assises de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), à Bruxelles, en Belgique où le Premier Président de cette institution supérieure de contrôle des finances et des biens publics est intervenu avec un brillant discours ce mercredi 07 octobre 2026.La journée du mercredi 7 octobre 2026 a été consacrée à la Journée d’apprentissage entre pairs, organisée au Palais d’Egmont, en prélude à la Conférence mondiale de l’ITIE. Cette rencontre a permis aux acteurs de la mise en œuvre de l’Initiative de partager leurs expériences, leurs innovations, leurs réussites ainsi que les défis rencontrés dans le renforcement de la transparence et de la gouvernance du secteur extractif.

Parmi les différentes sessions prévues figurait celle consacrée aux institutions supérieures de contrôle et à leur participation à la mise en œuvre de l’ITIE. Les échanges ont notamment porté sur leur contribution à l’assurance qualité des données, au suivi des divulgations gouvernementales et au suivi des recommandations issues du processus ITIE.Intervenant au nom de la Cour des comptes de la RDC, Jimmy MUNGANGA NGWAKA, a présenté l’expérience congolaise en matière de contrôle et de certification des données liées au secteur extractif.Il a rappelé que la Cour des comptes est à la fois l’Institution supérieure de contrôle des finances et des biens publics et une juridiction financière. Son mandat couvre notamment le contrôle de la gestion des finances, des biens et des comptes du pouvoir central, des provinces, des entités territoriales décentralisées et des organismes publics relevant de sa compétence.

Dans l’exercice de cette mission, la Cour contribue à l’assurance qualité et à la certification des données produites dans le cadre de l’ITIE, en lien notamment avec l’Exigence 4.9 de la Norme ITIE 2023.

Pour la RDC, cette mission revêt une importance particulière en raison de l’ampleur de ses ressources minières, pétrolières et forestières. L’enjeu, selon le Premier président, est de veiller à ce que les revenus générés par ces ressources soient correctement mobilisés, comptabilisés, affectés et utilisés dans l’intérêt général.L’expérience présentée par la Cour des comptes montre également que les données ITIE ne servent pas uniquement à la certification. Elles constituent aussi une source d’information permettant à la Cour de planifier et orienter ses propres audits.Ces données alimentent notamment la cartographie des risques et permettent de cibler les contrôles sur les secteurs ou mécanismes présentant des enjeux particuliers.

Le Premier président a cité l’exemple de la dotation minimale de 0,3 % du chiffre d’affaires des entreprises minières destinée au financement des projets de développement communautaire. Sur la base notamment des informations issues du processus ITIE et de l’analyse des risques, la Cour a réalisé en 2024 un audit portant sur la gestion de cette dotation pour les exercices 2018 à 2023.

CellCom/Cour des comptes