Publlié, le 02-04-2018


Mme Déborha-Béatrice MOFAMBALA YA NZAMBE, point focal genre à la Cour des comptes RDC a organisé un atelier de réflexion et de sensibilisation sous le thème : "la force productrice de la femme urbaine en RDC, cas de la Cour des comptes de la RDC".

Invitée à titre spécial à cette rencontre, Mme Anny Nkenda, Directrice au Ministère du Genre, Famille et Enfant s’est entretenue avec les femmes de la Cour des comptes, qui avaient à leurs côtés leurs collègues hommes, sur les notions de base du genre et droits humains. Elle a insisté sur la nécessité d’intégrer le genre dans les programmes économiques.
Occasion pour les magistrats qui ont répondu présents à cette invitation, de comprendre la différence entre le genre et le sexe.

" Il était important de leur apprendre comment insérer la dimension Genre dans leurs différentes enquêtes, car ils travaillent sur la reddition des comptes et tout ce qui est lié au budget national. Occasion aussi de leur apprendre comment intégrer la dimension genre dans tous les domaines de leurs interventions ", a souligné Anny Nkenda.

Elle a salué la sensibilité des fonctionnaires de la Cour des comptes qui travaillent déjà pour que le genre soit effectif au sein de cette institution. De son côté, la responsable de la cellule Genre à la Cour des comptes, Mme Déborha-Béatrice Mofambala Ya Nzambe, Avocat général près la Cour des comptes, a exposé sur la production de la femme et les perspectives d’avenir de l’approche genre au sein de cette institution Supérieure de Contrôles des Finances Publiques de la République Démocratique du Congo.

Selon elle, les femmes à la Cour des comptes sont des bureaucrates. Elles participent à l’amélioration de la bonne gouvernance et au rayonnement de leur institution.

Pour Mme Deborha Mofambala, les productions de ses semblables sont essentiellement des rapports d’audits, visant la réalisation des projets de réforme stratégique dans les cadres des finances publiques.

Concernant les perspectives de l’approche genre au sein de la Cour des comptes, le point focal a fait savoir que, dans le cadre de la stratégie genre du Conseil régional de formation des institutions supérieures de contrôle des finances publiques d’Afrique francophones (CREFIAF), un instrument de planification et de pilotage était élaboré pour assurer la prise en compte du genre dans le fonctionnement des ISC.

Ainsi, la cellule genre de la Cour des comptes a effectué, en 2015, un audit qui a permis d’identifier les différentes problématiques de genre qui se posaient au sein de cette institution. En effet, la Cour a élaboré un plan opérationnel propre pour la mise en œuvre de la stratégie genre, a expliqué Déborha Ya Nzambe. Selon elle, ce plan reprend différentes activités rassemblées autour de trois axes stratégiques.

Il s’agit, d’une part, de promouvoir l’accès des femmes aux postes décisionnels et au métier de vérificateur. Et, d’autre part, de renforcer des capacités des femmes. Et enfin, de contribuer à l’appropriation institutionnelle de l’approche genre et à l’intégration de la dimension genre comme sujet et critère de vérification de performance dans le contrôle des finances publiques.

Abordant les projets de réforme stratégique, le point focal Genre a indiqué que la particularité de la production des femmes de la Cour des comptes se trouve dans l’élaboration et la mise en œuvre de ces projets en faveur de leur institution.

A l’entendre, cette activité qui est rendue possible grâce à la création de la Women leadership academy (WLA), mise en place en 2014, s’inscrit dans une phase d’opérationnalisation de la stratégie genre. Elle a pour objectifs notamment de promouvoir les femmes leaders et ambitieuses au sein des ISC africaines, à travers la consolidation de leurs compétences professionnelles et personnelles. La WLA vise aussi à améliorer le positionnement des femmes afin qu’elles participent au processus décisionnel et de leadership.

Dans son mot de clôture, le Président de la Cour des comptes, Monsieur Ernest IZEMENGIA NSAA-NSAA, a émis le vœu de voir beaucoup d’améliorations de la condition de la femme au sein de la Cour des comptes.

© Cour des comptes, mars 2018

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